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Troyes – Paris FC : une défaite au goût amer
Mercredi 20 janvier 2009, stade de l’Aube 22h… Le match est terminé depuis quelques minutes, et de nombreux joueurs du PFC sont assis sur le terrain, hagards. Les Troyens festoient, portrait contrastant… Retour sur un match épique.
Au premier abord, le stade de l’Aube parait moderne face aux autres enceintes du National… Lumières, décoration de Noël, jeux pour parents et enfants. Une nouvelle façade avec bureaux administratifs, salons pour les comités d’entreprise. A l’intérieur, un stade de 22.000 places, avec tribunes d’un autre temps et une tribune plus neuve. Ils sont un peu plus de 5.000 personnes présentes au stade hier soir. Quatre parisiens du Kop Paris Est ont fait le déplacement.
Le constat avant ce match est saisissant : Troyes ne gagne plus depuis cinq matches et voit des adversaires directs le menacer. Côté parisien, on a fait un bond de la douzième à la sixième place, une place de sixième qui est difficile à passer pour le PFC. En effet, à chaque fois qu’une occasion est donné au club de la capitale de passer ce cap, les parisiens retombent dans leurs travers. Et si on s’en rappelle bien, le PFC est arrivé deux fois sixième sur trois présences en National depuis leur retour en 2006-2007.
Les parisiens ne peuvent compter sur Palmieri, le détonateur corse, n°10 et dépositaire du jeu depuis l’arrivée de Vannuchi. De plus, Pollet le meilleur buteur parisien, est indisponible pour cause de gastro… En clair on peut supposer que ça s’annonce mal pour Paris.
En effet, trois minutes de jeu et Obbadi ouvre le score d’une manière quelque peu confuse, la défense de Paris étant quelque peu déconcentrée. 1-0 pour Troyes et bizarrement, c’est à ce moment que commence le match pour le PFC. De terrible contre attaques sont orchestrées par les parisiens ; un jeu chatoyant en une touche de balle permet au PFC d’avancer sur le terrain d’une manière rapide et posée. Nous nous procurons des occasions franches mais le gardien adverse est impérial. Pourtant nous sentons dans les interventions de Westberg qu’il y a moyen de mettre un but ce soir. Il savonne ou repousse des poings le plus souvent. Les parisiens toucheront même le haut de la barre transversale en première période.
A la demi-heure de jeu, alors que le PFC aurait du bénéficier d’un penalty flagrant sur Lorthioir, l’arbitre (très discutable dans ses décisions) n’offre qu’un coup franc aux Oranges d’un soir. Paris joue beaucoup mieux que ses hôtes et se créer beaucoup plus d’occasions. On regrettera juste que les ailiers n’aient pas plus tenté de déborder sur les côtés, de tenter des choses, et comme nous le révélait Losilla en fin de match, Lorthioir était beaucoup plus dangereux lorsqu’il tentait de déborder puis de centrer. A la mi-temps, on sent que les parisiens peuvent revenir dans la partie.
Pourtant, en seconde période, les initiatives sont plutôt Troyennes. La défense parisienne est fébrile et perd quelques ballons. Il lui faudra un quart d’heure pour sortir la tête de l’eau, après que l’ESTAC ait touché les montants deux fois… Donzelot, encouragé par les supporters parisiens qui ont grandit en nombre, stoppe toutes les offensives troyennes sur le côté gauche adverse. Weber fait preuve de propreté dans la relance ; mais alors que le PFC retrouvait une certaine sérénité défensive, Diawara fait une mauvaise passe qui profite à un attaquant troyen, qui seul face à De Marconnay, ne parvient pas à marquer. De Marconnay, qui sera le sauveur du PFC durant le dernier quart d’heure, stoppant plusieurs tentatives en un contre un dont deux arrêts coups sur coups. Devant, que ce soit Souyeux et plus tard Ayivi et Touré entrés en jeu, les occasions parisiennes seront vaines. Le PFC perd 1 à 0, le nul aurait été mérité.
En fin de match, il y a un peu d’amertume pour Vannuchi. Il lamente le fait que les joueurs ont commencé le match à la 4ème minute. Pourtant, tout comme les supporters, il a apprécié le jeu de ses joueurs, qui continuent néanmoins sur une dynamique de jeu intéressante. Rodez devra servir à rattraper les points perdus ici. Quant aux joueurs, Vannuchi a insisté sur le fait que Touré a un niveau de jeu insatisfaisant mais a souligné les performances de Vincent et de Lorthioir.
Ce qu’il faut retenir de ce match…
Il faut savoir que le PFC a très bien joué. Le jeu inefficace balancé à l’avant semble avoir été banni par Vannuchi. Les joueurs adoptent un jeu plus léché, fait d’une touche de balle, de jeu en triangle, un jeu intéressant. Le terrain mouillé ne semble pas avoir été un problème, sauf en ce qui concerne les contrôles du plat du pied, plus difficiles avec un ballon bien trempé. L’équipe semble à l’aise dans un jeu rapide au milieu du terrain, avec un pourcentage de réussite très intéressant…
Sur les côtés, il y a plus de difficultés. Le système en 4-5-1 avec des milieux de terrains assez resserrés n’offre que peu de créativité dans les ailes. Lorthioir et Roye ont eu du mal à déborder, il y aurait certainement quelque chose a amélioré à ce niveau là. De plus, nous avons vu que lorsque l’équipe s’étirait sur les côtés, elle avait trop de mal à s’organiser, même avec un joueur pour appuyer le porteur du ballon. Vitesse et percussion sont les maîtres mots pour ce type de jeu, et nous pouvons penser que nos ailiers en sont capables. A travailler…
Au niveau des corners, il serait sans doute plus judicieux de les tirer en hauteur, même si Pollet, notre principale arme de la tête, était absent. Des joueurs comme Weber ont déjà prouvé leur force sur ce type d’occasion, et d’autres comme Ayivi, Diawara ou Losilla peuvent apporter quelque chose. Avec des joueurs aussi grands, deux gaillards placés au deuxième poteau sont des solutions solvables.
Pour éviter les erreurs comme celle de Diawara, il pourrait aussi être intéressant de jouer avec une défense plus haute, afin qu’elle participe plus au jeu avec les milieux de terrain et qu’elle soit ainsi plus en confiance au niveau des passes. Une défense proche des milieux peut permettre d’avoir plus de solutions au niveau des passes courtes, des une deux et des dédoublements.
En attaque, l’absence de Pollet s’est fait ressentir. Il semble que nous n’ayons pas de solution valable en son absence. Un système a deux attaquants, avec Pollet en pivot et Souyeux pourrait résoudre bien des soucis. Un détonateur comme Palmieri, en 10 derrière les deux attaquants serait parfait.
Quoi qu’il en soit, la performance du PFC à Troyes fut bonne et nous pouvons espérer à juste titre un bon classement du club en fin de saison. Car n’oublions pas que si nous prétendons jouer la montée à chaque saison, le bas du classement n’est pas si loin ; mais la prestation d’hier soir est rassurante.
By les SuPpOrTeRs |